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1er octobre 2009

Concours 2010 et après...

Les grandes lignes de la réforme

Depuis la lettre de mission de Nicolas Sarkozy en juillet 2007 qui affirmait que :« la formation des enseignants devra durer 5 ans et sera reconnue par un diplôme de niveau master », la réforme de la formation et du recrutement des enseignants s’est engagée au pas de charge. Pendant des mois, les ministres de l’éducation et de l’enseignement supérieur ont multiplié les annonces dans la précipitation (généralement par voie de presse) sans concertation préalable avec les organisations syndicales et les acteurs concernés. L’ensemble de la communauté éducative a dénoncé cette réforme. Enseigner ne s’improvise pas et nécessite une formation approfondie tant en matière disciplinaire, que didactique et professionnelle. L’année passée a été marquée par d’importantes mobilisations dans les universités et les IUFM. Le gouvernement a été contraint de reporter partiellement la mise en œuvre de la réforme en 2011, tout en mettant en place des mesures transitoires pour cette année (maintien de la PE1 et de la forme actuelle du concours, mais l’année de stagiaire après le concours 2010 sera profondément modifiée). Le gouvernement a également décidé de mettre en place, dès cette année, des stages en responsabilité pour les PE1 ou les étudiants en master (circulaire du 20 août 2009 sur « l’organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l’enseignement »).

Comparatif de la formation actuelle et du projet de réforme

Formation actuelle
- 4 ans post bac PE1 : préparation au concours à l’IUFM puis CONCOURS en fin d’année.
- 5 ans post bac PE2 : fonctionnaire stagiaire à l’IUFM (année rémunérée et comptant dans l’AGS : Ancienneté Générale des Services)
- 6 ans post bac classe à plein temps, TITULARISATION au 1er septembre (formation différée T1 : 3 sem.)
- 7 ans post bac formation différée (T2 : 2 sem.)

projet de réforme
- 4 ans post bac préparation Master 1 à l’université (108h stage Observation Pratique accompagnée)
- 5 ans post bac préparation Master 2 (108h maxi stage responsabilité (rémunéré 3000€ max), puis CONCOURS admissibilité 1er semestre admission fin 2nd semestre
- 6 ans post bac classe en responsabilité : réussite M2 + concours = fonctionnaire stagiaire (rémunérée et comptant dans l’AGS), classe (1/3 décharge formation)
- 7 ans post bac TITULARISATION 1er septembre

Tous les masters permettent de passer le concours, pour le 1er degré des masters spécifiques sont créés pour tenir compte de la polyvalence. Les stages sont assurées par les universités (1er et 2nd degré)
- 100 000 places de stage de 108h en M1 (observation et pratique accompagnée)
- 50 000 places de stage de 108h en M2 (responsabilité = "gratification" de 3000 euros)

Enseigner un métier qui s’apprend !

Le métier d’enseignant s’est profondément transformé : enseigner ne s’improvise pas. Mettre tous les élèves sur les chemins de la réussite scolaire nécessite une formation approfondie tant en matière disciplinaire, que pédagogique et professionnelle.

Le snuipp revendique une amélioration de la formation professionnelle et disciplinaire des enseignants et la reconnaissance de leur qualification par l’obtention d’un master. La réforme de la formation doit viser une véritable professionnalisation du métier d’enseignant.

La formation initiale doit s’étaler sur 5 ans, de la licence au master, en étant progressivement professionnalisante et en s’articulant à la recherche. Un cadrage national avec un cahier des charges et un référentiel commun de la formation doit être garanti.

La place actuelle des concours n’est pas satisfaisante pour assurer une formation initiale professionnelle de qualité. Le projet de réforme risque d’aggraver cette situation. La formation doit permettre une articulation cohérente entre masters et concours.

La réforme peut ouvrir la voie au recrutement de précaires dans le 1er degré. Afin d’écarter ce risque, le nombre de postes au concours doit s’inscrire dans une programmation pluriannuelle, et répondre aux besoins de recrutement. Les étudiants doivent avoir accès à d’autres métiers en cas d’échec au concours.

L’élévation du niveau de recrutement (place du concours), sans réelle mise en place d’aides financières, risque de limiter l’accès au métier pour les jeunes issus des milieux les plus modestes. Le système de bourses, essentiellement au mérite, proposé par le ministère n’est pas acceptable. Il faut développer les aides financières et les pré-recrutements.

Les stages doivent s’inscrire dans une progressivité, en commençant par des stages d’observation puis de pratique accompagnée et enfin de responsabilité. Ils doivent intégrer des temps de préparation et d’analyse dans le cursus de formation. Ils doivent être encadrés par des maîtres formateurs au sein d’équipes pluricatégorielles.

Le SNUipp demande le maintien d’une année de stagiaire post concours, partagée entre un service d’enseignement réduit et un retour en formation, permettant une analyse réflexive des pratiques et un approfondissement théorique.

La formation après la titularisation doit se poursuivre, dans le cadre d’une entrée progressive dans le métier et tout au long de la carrière.

Enfin, la reconnaissance d’une qualification à BAC+5 doit s’accompagner d’une revalorisation significative des salaires.

 

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