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8 juin 2006

Dossier Premier Poste

Premier poste

Avec ce dossier « Premier Poste », le SNUipp vous souhaite la bienvenue dans le métier. Ce dossier, qui n’a pas la prétention d’être exhaustif, se veut un outil pour vous aider dans vos « premiers pas ». A vous d’en faire bon usage. Il est aussi l’occasion d’un premier contact que nous espérons suivi d’autres. Nous espérons qu’il vous sera utile et n’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin d’aide ou d’informations complémentaires.

Sommaire

1.La classe, le métier.

2. Sécurité, responsabilité.

3. Statut et profession . Site : http://78.snuipp.fr

4. Dans notre département .

Contacts Permanences :

Du lundi au Vendredi De 9h à 17h.

Téléphone : 01.30.51.79.63.

Fax : 01.30.51.28.66.

E-mail : snu78@snuipp.fr.

Bienvenue

Cher(e) collègue,

Débuter dans ce métier ne laisse personne indifférent.... Les moments d’exaltation, de forte motivation y côtoient les craintes, les doutes et parfois le découragement. Travailler au quotidien à l’éducation des enfants est passionnant... La première rentrée est une véritable immersion. On est souvent surpris par les implications que le métier a sur sa vie privée, par la charge de travail.... Déjà complexe, l’exercice du métier se découvre pour certains, de surcroît, sur des poste dits "difficiles". On s’y confronte à la diversité de l’exercice du métier, des conditions de travail, des fonctionnements d’écoles.....

On se sent un peu démuni, devant l’ampleur de la tâche, par manque de connaissance de la réalité de la classe, et d’accompagnement pédagogique. Soucieux de la réussite des élèves et de l’épanouissement des enfants, on a du mal à faire coïncider ses rêves avec la réalité.

Exigences des apprentissages, rythmes scolaires, enfance en difficulté, place de la maternelle, des TICE, des langues vivantes... Nous devons répondre à toutes ces questions, à toutes les attentes... L’école bouge. Pour nous, c’est le rôle du syndicalisme de permettre les débats, de construire avec la profession des outils pour peser, agir sur de tels enjeux. Premier syndicat de la profession, le SNUipp, né en 1992, fait de la transformation de l’école l’une de ses priorités. Notre attachement à la polyvalence, nous amène par exemple, à chercher une alternative tournée vers le travail d’équipe, pour répondre réellement aux exigences d’aujourd’hui. Mais le souci de transformation de l’école et du développement du syndicalisme que nous portons ne peut être que le fruit de l’échange et de la diversité.

Cette diversité, au SNUipp, nous l’avons choisie. Le SNUipp est un lieu permanent de rencontres, de débats, de propositions et de mobilisations.

N’hésitez pas. Allez à la rencontre des responsables locaux du SNUipp, participez aux réunions d’information syndicale, aux assemblées générales.... Connaître ses droits, trouver des informations, échanger des points de vue, partager des valeurs, se mobiliser....la vie syndicale est multiple !

Le SNUipp a réalisé ce dossier afin de vous accueillir du mieux possible dans ce métier, dans cette école que nous défendons.

Ce "premier poste" souhaite vous épauler dans vos premiers pas, vous faire gagner un peu de temps avec des informations précises et précieuses sur l’école et le système scolaire. Ce "premier poste" vous souhaite avant tout la bienvenue dans le métier. Bonne route !

A bientôt,

L’équipe du SNUipp

1. La classe, le métier

Le premier poste et la formation Nomination Les PE sortants sont nommés par l’IA après consultation de la CAPD. Les règles d’affectation sont départementales. Selon le cas, vous pouvez être affectés sur un poste à titre définitif (TD) ou à titre provisoire (TP). Si vous êtes nommés à TP vous serez obligés de participer au mouvement l’année suivante. A TD, vous restez sur le poste aussi longtemps que vous le désirez, sauf mesure de carte scolaire. Il est à noter que l’on est nommé sur un poste dans une école et non sur une classe. La répartition des classes se fait en conseil des maîtres. Dès réception de l’arrêté de nomination, signer le procès verbal d’installation, puis le transmettre à l’IEN. Attention, son envoi conditionne le versement du salaire ! Penser à bien conserver le double dans un "dossier personnel", cela peut être utile..... (même ultérieurement !) Pour tout problème (changement de situation pouvant avoir des conséquences sur l’affectation notamment), contacter les délégués du personnel du SNUipp.

Attention : Au 1er septembre de cette année, vous deviendrez "fonctionnaire titulaire". Cette désignation est différente de "titulaire d’un poste" qui signale une nomination à titre définitif sur un poste.

Dans notre département Dans le cadre du 1er mouvement sur les 423 PE2, 158 ont obtenu une affectation, tous les autres (265) seront nommés à Titre Provisoire (TP) lors du 2ème mouvement.

Accompagnement Les rencontres organisées par le SNUipp avec les PE sortants et les PE2 ont permis de mettre en avant les questions liées aux premières expériences de classe et de stage. La brutalité de la transition entre la formation et la prise de fonction, les affectations souvent tardives, le stress de la rentrée.... Sont des caractéristiques communes à tous même si le plaisir d’avoir une classe et des élèves est là. Nous avons obtenu du Ministère en 2001 un dispositif d’accompagnement pour les sortants équivalent à 3 semaines la 1ère année et 2 semaines la deuxième année. La quasi totalité des départements a donné suite à cette directive ministérielle. Actuellement, faute de moyens, notre département n’est pas en mesure de réaliser le stage pour la deuxième année. Dans l’ensemble, ce principe d’accompagnement des sortants d’IUFM a été accueilli favorablement. C’est pour beaucoup une occasion de prendre du recul. Ces dispositifs d’accompagnement sont souvent dispensés par les équipes de circonscription et sont parfois pris en charge par des formateurs IUFM (PIUMF, IMF). Les 2 ou 3 semaines, même lorsqu’elles sont concentrées sur un temps donné, ont des formes et des contenus divers. Ceux-ci peuvent être axés, par l’analyse des pratiques, sur les besoins des enseignants : enfants en difficulté, hétérogénéité des élèves.... Les contenus peuvent également viser le positionnement institutionnel de l’enseignant : responsabilité des enseignants, programmes, éthique professionnelle. Enfin, les contenus peuvent cibler un approfondissement des savoirs. Ce temps de stage est apprécié lorsqu’il est bien géré et tient compte des besoins, permettant de poser des questions pratiques, d’échanger.... Mais certains ont eu le sentiment d’un retour peu fructueux à l’IUFM. Il y a aussi des inquiétudes légitimes à laisser sa classe, surtout lorsque le lien enseignant/élèves/parents est encore fragile. Cette formation d’accompagnement ne doit pas être comptée dans son quota de formation continue.

Pour créer les conditions d’une entrée plus progressive dans le métier, le SNUipp demande à ce que la première année d’exercice s’effectue à mi-temps sur le terrain et à mi-temps en formation.

Formation continue Tout professeur des écoles titulaire en position d’activité a droit à un crédit de formation à temps plein équivalent à une année scolaire (soit 36 semaines) à répartir sur la carrière. Les objectifs de la formation continue sont définis par un cahier des charges dans lequel le recteur donne des priorités souvent impulsées par les orientations ministérielles. L’IUFM est chargé de les mettre en œuvre. L’accès des personnels à la formation et la validation des plans sont soumis au contrôle des organismes paritaires. Un barème départemental permet de contrôler l’accès et de départager les candidats aux stages. Il repose actuellement sur une combinaison ancienneté/stages effectués.

Premiers contacts § Avec l’école Dès la CAPD qui traite du mouvement, vous pouvez connaître votre école et prendre contact avec les futurs collègues. Un conseil des maîtres a souvent lieu en fin d’année pour organiser la rentrée suivante, demandez à y participer. Vous pourrez ainsi peut être connaître le niveau de votre classe et commander vos fournitures à temps et mieux connaître l’école : effectifs, classes, horaires, contraintes (restaurant scolaire, permanences le soir, soutien scolaire, études dirigées ne peuvent être imposées à l’enseignant). Attention certains postes amènent quelques contraintes (poste en ZEP, en SEGPA, en IME...) Concernant la répartition des classes, il n’y a pas de réglementation spécifique. L’accord de tous les maîtres est souhaitable. En cas de conflit, généralement, selon l’usage, le choix s’effectue selon l’ancienneté dans l’école (il vaut mieux éviter que ce soit l’IEN qui tranche). Le ministère recommande de ne pas attribuer un CP ou un CM2 à un sortant de formation, ce qui n’est pas toujours possible.

§ Avec l’Inspection Départementale en cas de nomination sur un poste mobile (T.S.R., brigade et Z.I.L.) Contacter l’inspection départementale afin de connaître les lieux d’exercice.

§ Avec la municipalité en cas de nomination dans une classe unique ou un regroupement pédagogique Le maire est votre interlocuteur pour les questions de cantine, de locaux et de budget pédagogique. Vous pourrez ainsi visiter les locaux, procéder à un premier inventaire et solliciter la possibilité d’être logé.

Rappel : Les PE n’ont plus droit au logement, mais il existe parfois des logements destinés aux instituteurs, restés vacants qui peuvent être loués.

Hiérarchie Toute demande en direction de l’administration doit se faire par courrier en respectant la voie hiérarchique : une lettre doit toujours être adressée à M ou Mme l’Inspecteur d’Académie, sous couvert de l’IEN de la Circonscription, qui fera suivre. Le directeur n’est pas un supérieur hiérarchique. En cas de problème contacter le syndicat et conserver un double dans votre dossier personnel.

La rentrée

Le jour de la rentrée Les enseignants rentrent le jour de la pré-rentrée dans l’établissement où ils sont affectés ou à défaut au siège d’une circonscription en attendant l’affectation. Pendant la pré-rentrée doit se tenir un Conseil des Maîtres qui réajuste la répartition des classes (si ce n’est déjà fait), l’organisation de l’école (services de surveillance, concertations, réunions avec les familles, etc.) et donne un avis sur tout problème lié à la vie de l’école.

Le jour « J » dans l’école Inscriptions : elles sont effectuées par le directeur, sous la responsabilité du maire. Accueil des élèves : 10 min avant les cours (suivant règlement type départemental des écoles), Appel des élèves : Le registre des présences devra être régulièrement tenu (essentiel en cas de problème ou pour la sécurité)

Donner à chaque enfant une fiche de renseignements à faire remplir par la famille : nom, prénom, date de naissance de l’enfant, nom, prénom du père, de la mère, tuteur, adresse, profession des parents, adresse professionnelle, numéros téléphoniques, ... Facultatif : renseignements particuliers, noms des personnes habilitées par la famille à venir chercher l’enfant (sauf pour la maternelle). Donner aussi le règlement scolaire et ultérieurement le calendrier (samedis libérés).

Documents obligatoires § Liste des élèves avec fiche de renseignements (à emporter en cas de sortie de l’école), § Registre des présences (signaler les élèves dont l’assiduité est irrégulière, les absences sans motif légitime, ni excuse valable, à partir de quatre demi-journées dans le mois). Celui-ci est à tenir à jour par demie journée. § Emploi du temps (affiché), § Dossiers de suivi des élèves, d’évaluation § Règlement départemental établi par le conseil d’école, § Progressions par matières (à afficher) F Sans oublier, bien sûr, cahier de coopérative, cahier journal, préparations journalières

Concertations Elles permettent aux maîtres de se réunir pour mener des réflexions nécessaires à l’organisation pédagogique de l’école. A cette fin, une heure hebdomadaire est libérée pour les élèves. De ce fait, ces 36 heures sont regroupées en douze demi-journées réparties sur le calendrier annuel. Elles sont utilisées pour les Conseils de cycle (18h), les Conseils d’école (6h). Le directeur informe l’IEN des dates et des lieux de ces réunions. La formation pédagogique de circonscription compte pour 12h. L’IEN, après concertation avec les équipes pédagogiques, fixe les dates et les lieux.

Dossier personnel Conserver tous les documents ayant un rapport avec sa situation administrative . arrêté de nomination . courriers administratifs reçus . doubles des courriers adressés à l’IEN ou à l’IA . demandes de congés . bulletins de salaires . rapports d’inspection . arrêté de stagiarisation, titularisation, changement d’échelon... . NUMEN (Numéro d’identification de l’Education Nationale)

Fonctions spécifiques

Direction d’école Pour être directeur, il faut être inscrit sur une liste d’aptitude, mais un enseignant peut faire fonction de directeur (trice), faute de candidats au mouvement. Dans ce cas le maître n’a qu’une obligation d’ordre administratif (acheminement et transmission des documents). Si vous êtes affecté sur une direction, prenez contact avec les adjoints pour voir comment vous allez travailler. Les délégués du personnel peuvent vous aider dans ces premiers pas. Les “faisant fonction“ perçoivent l’indemnité de charge administrative majorée de 50%, soit 1386,66E/an, mais pas les bonifications indiciaires. Indemnité majorée de 20% si l’école est située en ZEP.

Enseignants spécialisés Pour un emploi dans l’adaptation et l’intégration scolaire (AIS) : il faut avoir suivi une formation de spécialisation validée par le CAPA-SH (certificat d’aptitude professionnelle pour les aides spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap). Si le ministère recommande qu’aucun sortant de l’IUFM ne soit nommé sur un poste AIS, en fait vous pouvez y être affectés à titre provisoire. Ces postes ont souvent des fonctionnements particuliers (horaires, réunions,...). Se renseigner auprès du SNUipp. Les spécialisations : A : handicap auditif B : handicap visuel C : malades et handicapés moteurs D : handicap mental E : aide pédagogique (réseaux, CLIS) F : SES SEGPA G : rééducateurs (réseaux, CMPP) Pour être psychologue scolaire, il faut avoir un DEPS (diplôme d’Etat de psychologue scolaire, obtenu après une formation d’un an) ou d’un DESS (dans certaines conditions) et avoir exercé 3 ans en classe

Les remplaçants Il y a deux catégories de remplaçants :
- les ZIL (Zone d’intervention Localisée) Ils ont une école de rattachement dans laquelle ils vont lorsqu’ils n’ont pas de remplacement à effectuer. Gérés par l’IEN et limités (en théorie) à leur circonscription ils effectuent des remplacements courts (normalement moins de 15 jours).
- les Brigades Ces personnels sont gérés par les services de l’Inspection Académique et effectuent les remplacements de plus longue durée.

L’ISSR (indemnité de sujétion spéciale de remplacement) Les remplaçants sont indemnisés par l’ISSR chaque jour où ils sortent de leur école de rattachement, y compris les samedi, dimanche et mercredi, dans la limite d’un par jour. Cette indemnité n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu. Son taux varie en fonction de la distance entre le lieu de rattachement et le lieu de remplacement. Les remplacements étant comptabilisés en fin de mois, les indemnités sont généralement versées avec un décalage de 2 mois.

A savoir : - En cas de remplacement dans une classe ou un établissement d’enseignement spécialisé ainsi qu’en ZEP, les remplaçants perçoivent les indemnités afférentes au prorata de la durée du remplacement.

Maître formateur Pour être maître formateur il faut être titulaire du CAFIPEMF (Certificat d’aptitude aux fonctions d’instituteur ou professeur d’école Maître formateur).

C.P.C. Les Conseillers Pédagogiques de Circonscription sont des instituteurs ou professeurs des écoles qui ont passé un Certificat d’Aptitude. Ils font partie de « l’équipe de circonscription » avec l’inspecteur et peuvent être généralistes ou spécialisés (EPS, musique, arts plastiques, langues et cultures régionales, technologie). Ils sont en particulier chargés de « l’aide aux nouveaux nommés ». N’hésitez donc pas à faire appel à eux.

Les autres personnels ATSEM Toute classe maternelle doit bénéficier des services d’un Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelle. L’ATSEM est recruté et nommé par le maire. Il est chargé de l’assistance aux enseignants, il participe à la communauté éducative et assiste parfois aux réunions de Conseil d’Ecole. Dès lors qu’il y a des élèves d’âge maternelle dans une classe (classe unique par exemple), on peut exiger un ou une ATSEM.

Aides Educateurs (emplois jeunes) Pendant 5 ans, ils ont exercé dans les écoles des fonctions reconnues comme indispensables (BCD, informatique, surveillance...). Malgré cela, le gouvernement a refusé de créer de vrais emplois statutaires pour assurer ces fonctions. Le SNUipp exige pour les jeunes actuellement en poste une priorité absolue afin d’accéder à une formation quelque soit la durée du contrat restant. La validation des acquis de l’expérience (VAE) doit être rapidement mise en œuvre pour leur permettre de remplir les conditions de titre et diplôme nécessaires pour l’accès au concours. Pour le SNUipp, ils ne peuvent en aucun cas se substituer aux personnels déjà en place. Le SNUipp revendique une formation et des créations de postes de non-enseignants dans les écoles.

Assistants d’Education Les Aides Educateurs ont été remplacés par de nouveaux emplois : les assistants d’éducation. Mais le nombre est bien inférieur et le statut tout aussi précaire. Pourtant, l’apport des aides éducateurs avait été jugé positif pour le fonctionnement des écoles. Cela confirme la nécessité de créer au côté des enseignants des emplois publics pour répondre à ces besoins et mettre fin à la multiplication des emplois précaires.

Intervenants Tout recours à un intervenant extérieur s’inscrit dans le cadre d’un projet. L’organisation générale des activités et le rôle général de chaque participant doit être défini avec précision. L’intervenant extérieur apporte un éclairage technique. Il ne se substitue pas à l’enseignant.

Auxiliaires de Vie Scolaire Ce sont les accompagnateurs de l’intégration des enfants handicapés dans les écoles et établissements. Les AVS-i accompagnent de manière individualisée l’intégration des élèves handicapés. Les AVS-CO accompagnent de manière collective en CLIS, UPI... Emploi de vie scolaire (E.V.S.) Ce sont des personnels « non-enseignant » à l’instar des A.V.S., ils assistent administrativement les directeurs d’école et accompagnent ou accueillent les enfants en situation de handicap.

Gérer les difficultés des élèves Apprendre n’est pas simple et les élèves sont aussi des enfants avec des difficultés qu’ils ne laissent pas à la porte de l’école. Notre rôle est d’aider les élèves à surmonter les problèmes liés à l’apprentissage par des aides appropriées et des approches différenciées. Mais devant des difficultés plus importantes, plus durables, avec des origines multiples, la formation initiale ne permet pas de maîtriser d’emblée les compétences pour analyser les situations et apporter les solutions adéquates. Les conseils des maîtres, les équipes éducatives, le recours aux Réseaux d’aides spécialisées pour les élèves en difficulté (Rased) sont des réponses aussi bien en matière de prévention (tous les élèves ne bénéficient pas des mêmes conditions pour réussir à l’école) et de remédiation. D’autres dispositifs comme l’organisation des cycles, les zones d’éducation prioritaire, les regroupements pédagogiques (en secteur rural) ou encore des moyens mis à disposition des équipes (maîtres surnuméraires pour les CP, aides pédagogiques, classes pour non francophones...) contribuent à aider les équipes confrontées à des difficultés.

Loi Fillon : socle commun et PPRE La mise en oeuvre progressive de la loi Fillon entraîne un resserrement des missions de l’école autour de l’acquisition d’un socle commun avant la fin de la scolarité obligatoire. Des évaluations régulières des compétences permettront de vérifier la maîtrise des éléments de ce socle : « l’évaluation de début CE1 sera généralisée et obligatoire ». Lorsqu’un élève n’aura pas les compétences requises annuellement (les cycles ne comptent plus), le conseil des maîtres décidera de son redoublement ou non, en ayant pris soin de bien alerter la famille. En cas de désaccord, elle pourra saisir la commission d’appel académique. Quelle que soit la solution retenue, un Programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) devra être proposé à l’élève. Les PPRE « s’adresseront prioritairement aux élèves qui dès le CE1 connaissent encore des difficultés dans les apprentissages fondamentaux notamment en matière de lecture et d’écriture » (circulaire de rentrée 2006). Changement de paradigme donc car cela signifie l’abandon de l’adaptation : la difficulté scolaire ne sera abordée que sous l’angle du soutien. Celui-ci, se résumant en répétitions, études du soir, recentrage sur les « compétences de base », vise à contraindre l’élève à répondre aux exigences de l’école en partant strictement des enseignements et des savoirs. C’est pourquoi le Snuipp porteur du souci d’une transformation de l’école pour une meilleure adaptation et une meilleure différenciation pour permettre la réussite de tous les élèves s’est opposé fondamentalement à cette nouvelle loi.

RASED - Prévention et adaptation scolaire C’est une équipe d’enseignants spécialisés qui interviennent de façon complémentaire : psychologue scolaire, maître « E » (aides pédagogiques), maître « G » (aides rééducatives). Le travail se fait en lien avec l’école et les familles (qui donnent leur accord). Cette équipe, de manière concertée, participe à l’évaluation des difficultés et à la proposition de réponses adaptées aux besoins de l’élève. Cette idée d’adaptation implique la différenciation pédagogique : on part des besoins des élèves pour adapter les méthodes et l’organisation pédagogique des enseignements pour le conduire aux apprentissages, en faisant appel si nécessaire à des aides spécialisées. Les Rased ont aussi vocation à assurer un rôle important de prévention, en particulier en école maternelle. Malheureusement les Rased ne sont pas assez développés et surtout incomplets (zones d’intervention trop larges) ce qui donne un effet de saupoudrage... Les Rased, qui sont sous la responsabilité de l’IEN ne peuvent répondre à toutes les demandes.

Argent de l’école Coopérative L’enseignant, en tant que fonctionnaire d’Etat n’a pas la qualité de comptable public et ne peut pas être titulaire d’un compte postal ou bancaire. Si un compte est ouvert il doit l’être au nom d’une association loi 1901 ou de l’OCCE (Office Central de la Coopération à l’Ecole). L’adhésion à la coopérative scolaire est un acte volontaire, elle ne peut pas être imposée aux familles.

Crédits Entre 8 et 80 euros par an et par élève ! C’est la fourchette des crédits pédagogiques alloués par les communes aux écoles selon la ville où l’on se trouve. Vous avez dit égalité ?... Le SNUipp souhaite un vaste débat national avec tous les acteurs de l’école et fait des propositions pour réduire les inégalités.

L’Inspection C’est assez récent : vous ne serez pas inspectés cette année, le ministère a demandé le report de l’inspection (et de la note qui l’accompagne) à la deuxième année d’exercice. Ce report n’a aucune incidence sur les permutations informatisées, la note n’étant pas pris en compte dans le calcul du barème spécifique des permutations. Cette disposition n’aura pas de conséquences sur le déroulement de carrière (avancement) : l’avancement est automatique jusqu’au 4ème échelon. Si vous bénéficiez d’un reclassement au 4ème ou 5ème échelon, consultez le SNUipp départemental. La première année d’exercice est une année particulière. Tout est nouveau, tout est à mettre en place, à découvrir. Considérant qu’aux difficultés inhérentes à la prise de poste, il ne faut pas surajouter la « pression » de l’inspection, le SNUipp s’est félicité du report d’inspection. C’est une première reconnaissance de la spécificité de la première année d’exercice, même si cette disposition n’est pas une réponse suffisante aux difficultés des sortants. La première inspection permet d’avoir une note qui sera prise en compte dans les barèmes départementaux des promotions et / ou du mouvement. L’IEN doit prévenir avant toute inspection et son rapport doit parvenir dans un délai d’un mois. Sur le rapport, que vous devez signer dans tous les cas, vous pouvez formuler toute observation qui sera intégrée au dossier d’inspection. Si vous n’avez pas été inspecté au moment du mouvement, une note vous sera attribuée selon des modalités départementales (elle peut être la note moyenne de l’échelon par exemple).Une note doit être attribuée avant le 30 juin pour être prise en compte dans le barème des promotions. L’inspection sous sa forme actuelle n’est pas satisfaisante. Elle s’apparente plus à un contrôle sanctionnant qu’à une situation d’analyse, de prise en compte des difficultés éventuelles et de réflexions sur les remédiations possibles. De plus, le travail en équipe n’est pas valorisé alors que c’est une demande forte des enseignants. L’inspection, malgré quelques exceptions, n’a pas changé dans ses formes depuis bien longtemps... Vous pouvez être inspecté seul dans votre classe ou au sein de votre équipe. Il reste beaucoup à faire pour donner à l’inspection le caractère formatif attendu. Le report d’inspection ne résout pas le problème de l’inspection ni, plus généralement celui de l’évaluation, questions qui doivent être débattues avec l’ensemble de la profession. En cas de problème, contactez-nous

Rentrée 2006 : ce qui change La circulaire publiée au BO le 31/03/2006, destinée aux recteurs et aux inspecteurs d’académie, définit les priorités de mise en oeuvre de la rentrée 2006. Cette circulaire met en cohérence les différentes réformes votées en 2005 entraînant une modification importante du système éducatif. Loi d’orientation d’avril 2005 La mesure phare de cette loi est la mise en place d’un socle commun de compétences à acquérir : « maîtrise de la langue française, pratique d’une langue étrangère, compétences de base en mathématiques et culture scientifique et technologique, maîtrise des TICE, culture humaniste, compétences sociales et civiques, et automonie et initiative ». Des « paliers » seront définis dans la maîtrise du socle. « A chaque palier, tous les élèves doivent posséder les éléments correspondant au socle. » Ainsi, une évaluation nationale sera mise en place dès le début du CE1 pour repérer les élèves en difficulté en lecture, écriture et mathématiques. Ces élèves se verront proposer un Programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) visant à leur faire acquérir les « apprentissages fondamentaux ». Pour le SNUipp, cette individualisation doit être pensée comme l’accès à une culture commune la plus élevée possible et non pas comme un moyen de sélection. Le SNUipp et la FSU, ainsi que l’ensemble des organisations syndicales et la FCPE, se sont prononcés contre cette loi. En effet, les compétences à acquérir pour la maîtrise du socle commun sont essentiellement définies en terme d’« automatismes », et il n’y a aucune référence aux pratiques sportives, artistiques et culturelles.

Lecture En décembre 2005, le ministre de l’éducation nationale déclare que les méthodes globales et semi-globales d’apprentissage de la lecture sont « responsables de l’épidémie actuelle de dyslexie. » En janvier 2006 il édite une circulaire visant à proscrire ces méthodes. Cette circulaire a suscité des vives réactions dans les écoles : d’une part, elle nie la réalité des pratiques enseignantes et les résultats des travaux de recherche, et d’autre part elle remet en cause la responsabilité et la réflexion pédagogiques collectives des équipes. Un arrêté est publié le 25 janvier 2006 afin de mettre en concordance les programmes de 2002 avec cette circulaire. Un collectif de chercheurs, d’associations et de syndicats a lancé l’appel « Apprentissage de la lecture, assez de polémiques, des réponses sérieuses ! ». Cette pétition, massivement signée, a permis de modérer le projet de décret, notamment en rétablissant la nécessité de travailler à la fois le code et la compréhension dans l’apprentissage de la lecture.

La réforme des ZEP A l’origine, les ZEP ont été créées (en 1981) pour tenter de réduire les inégalités scolaires en « donnant plus à ceux qui ont le moins ». Différentes relances et élargissements de la carte de l’éducation prioritaire ont eu lieu jusqu’en 1999. Actuellement, il existe 707 ZEP et 809 REP (7115 écoles, 13,9% de l’ensemble des écoles). La « crise des banlieues » a mis en lumière la dégradation des conditions de vie des quartiers populaires. En réponse, le gouvernement a promulgué la « Loi sur l’égalité des chances », qui comporte un volet sur la « réorganisation de l’éducation prioritaire ». Les ZEP/REP sont réorganisés en 3 niveaux : 249 EP1, réseaux « ambition réussite » qui concentreront la plupart des moyens (ce sont les quartiers qui connaissent le plus de difficultés) ; les EP2, qui continueront à recevoir les moyens actuels, et les EP3, destinés à sortir de l’éducation prioritaire d’ici 3 ans. Mais cette réorganisation se fera à moyens constants : les créations de postes d’assistants pédagogiques et d’enseignants prévus pour les EP1 seront pris sur les EP3. Au-delà, c’est toute la philosophie de cette loi qui, selon le SNUipp, pose problème, car elle privilégie l’approche individuelle de la difficulté scolaire et abandonne toute dimension collective (bourses au mérite, dérogation à la carte scolaire pour les meilleurs élèves, culpabilisation des familles...)

2. Sécurité, responsabilité

Responsabilité L’enseignant(e) est responsable des enfants qui lui sont confiés pendant toute la durée des horaires scolaires tant au plan pédagogique qu’au plan de la sécurité des personnes et des biens. La responsabilité de la surveillance des élèves s’exerce sur l’ensemble des activités scolaires, quelles que soient les personnes en présence et les lieux (intervenants extérieurs, accompagnateurs lors des sorties, activité piscine, classe de découverte, etc...). Les élèves ne doivent donc pas être laissés seuls en classe ou dans la cour, ni quitter la classe avant l’heure (sauf autorisation écrite des parents). Les présences et absences sont consignées dans un registre d’appel. Les absences doivent être signalées au responsable de l’enfant et justifiées par lui. Si les absences sont répétées, s’en ouvrir à l’équipe, qui connaît les familles ou à l’IEN.

Assurance des élèves Elle n’est pas obligatoire mais fortement conseillée. Elle est exigée pour toutes les activités facultatives telles que sorties et voyages, classes de découverte... quelles que soient les personnes en présence (intervenants extérieurs, accompagnateurs lors des sorties, activité piscine, etc....).

Surveillance La surveillance doit être effective et vigilante pendant la totalité du temps scolaire et pour l’ensemble des activités prises en charge par l’école pendant toute la durée au cours de laquelle l’élève est confié à l’institution scolaire. La surveillance est continue, quelle que soit l’activité effectuée et le lieu où elle s’exerce. Cette surveillance s’exerce partout où les élèves ont accès depuis l’accueil, dix minutes avant le début de la classe, jusqu’à la sortie. Elle est toujours sous la responsabilité des enseignants mais peut être assurée par des aides-éducateurs (pour les activités auxquelles ils contribuent), des intervenants extérieurs. Les enseignants doivent prendre toutes les mesures garantissant la sécurité de leurs élèves. Coopérative scolaire La gestion de la coopérative scolaire est de la responsabilité d’un bureau de coopérative de l’école. La coopérative doit être affiliée à l’OCCE ou constituée en association « loi 1901 ». Un état des recettes et dépenses doit être établi

Récréations Tous les maîtres, y compris le directeur, même déchargé de classe, doivent assurer la surveillance pendant la récréation. Toutefois, dans les écoles à plusieurs classes, un service par roulement peut être organisé et mis au point en conseil des maîtres. Le nombre de maîtres présents sur les lieux de récréation doit être suffisant tant au regard de l’effectif et de l’âge des élèves, qu’en considération de la caractéristique de l’aire de jeux. On doit pouvoir intervenir immédiatement en cas de besoin. Liberté pédagogique L’Etat définit les contenus et programmes d’enseignement, l’enseignant choisit ses méthodes. En cas de conflit avec le Directeur ou les parents, l’IEN est la seule autorité compétente pour émettre un avis sur la qualité de l’enseignement. L’enseignant doit faire preuve de la plus grande discrétion professionnelle

Guide Le SNUipp a édité un guide : « sorties scolaires, sécurité, responsabilité » Vous pouvez vous le procurer auprès de la section départementale ou sur le site http://www.snuipp.fr

3. Statut et profession

Carrière Pour comprendre la manière dont fonctionne l’avancement d’échelon, il suffit de comprendre quelques principes de base, relativement simples : pour être promu...il faut d’abord être promouvable. Etre promouvable est une condition pour être promu, ce n’est pas suffisant. Pour être promouvable, il faut avoir accompli dans son échelon une durée minimale qui varie en fonction de l’échelon (voir tableau ci-contre). Comment ça marche ? Prenons un exemple : à compter du 1er septembre 2006, vous êtes au 3e échelon vous serez promu automatiquement au 4e échelon le 1er septembre 2007 (il faut 12 mois d’ancienneté d’échelon)... jusque là tout va bien !

Mais quand passerez-vous au 5e échelon ? Eh bien cela dépend ... Quoi qu’il en soit vous serez promouvable au bout de deux ans, soit au 1er septembre 2009, mais comme vous ne serez pas seul, l’administration a inventé un système de promotion dans lequel interviennent la note et l’ancienneté (2 fois note + AGS). A partir de ces éléments est constitué un barème départemental qui permet de classer les promouvables, dont seuls 30% seront promus pendant l’année scolaire 2009-2010 (le grand choix), les autres le seront 6 mois plus tard (ancienneté). Les promotions sont examinées en CAPD. Il y en a une par an courant du 1er trimestre de l’année scolaire.

Pour le passage au 6e échelon... Si vous êtes promu au 5è échelon le 1er septembre 2009, vous serez promouvable au 6e échelon 2 ans 6 mois plus tard au grand choix, c’est à dire le 1er mars 2012. Si votre barème ne vous a pas permis d’être promu, vous serez alors promouvable au choix le 01/09/12. Seuls 50% des promouvables au choix peuvent être promus. Les autres seront promus à l’ancienneté 6 mois plus tard, soit dans notre exemple le 01/03/13.

AGS (Ancienneté Générale de Service) "C’est l’ancienneté générale des services pris en compte dans la constitution du droit à une pension du régime général des fonctionnaires de l’État, y compris donc ceux effectués en qualité de non titulaire qui ont été validés ou qui sont en cours de validation. Les périodes de temps partiel sont assimilées à des périodes à temps plein et le service national doit être comptabilisé dans l’ancienneté générale de services". Ce sont les C.A.P.D. qui établissent les modes de calcul de l’A.G.S. qui intervient dans les barèmes.

Tableau d’avancement pour les promotions

Passage d’échelon Grandchoix Choix Ancienneté

1 à 2. Automatique : 3 mois

2 à 3. Automatique : 9 mois

3 à 4. Automatique : 12 mois

4 à 5. GC : 2 ans. ANC2 a 6 m.

5 à 6. GC :2 a 6 m. C:3 ans.Anc : 3 a 6 m.

6 à 7. GC : 2 a 6 m. C:3 ans. Anc:3 a 6 m.

7 à 8. GC:2 a 6 m. C:3 ans. Anc:3 a 6 m.

8 à 9. GC:2 a 6 m. C:4 ans. Anc:4 a 6 m.

9 à 10. GC : 3 ans. C:4 ans. Anc:5 ans.

10 à 11. GC:3 ans. C:4 a 6 m. Anc:5 a 6 m.

Revendications Le SNUipp revendique une progression de carrière identique pour tous au rythme le plus rapide. Au cours des CAPD qui élaborent le tableau d’avancement, les délégués du SNUipp ne manquent pas de le rappeler et restent très attentifs à la situation de chaque collègue. Il est donc important de leur faire parvenir tous les renseignements nécessaires.

Les indemnités I.S.S.R. L’indemnité de sujétion spéciale de remplacement est due pour tout remplacement sur un poste situé en dehors de l’école de rattachement sauf s’il s’agit d’un remplacement démarrant à la rentrée scolaire et portant sur la durée de l’année scolaire dans un seul et même établissement. Elle est progressive en fonction de la distance entre l’établissement de rattachement et celui de remplacement. Des états de service doivent être remplis et renvoyés à l’IEN. L’ISSR est attribuée pour tous les jours de la semaine, y compris les mercredis, dimanches et jours fériés s’inscrivant dans un remplacement ou suivant immédiatement celui-ci. Elle est versée avec le salaire. Mais elle n’est soumise ni à l’impôt sur le revenu (sauf en cas de déclaration aux frais réels) ni à la CSG déductible. Elle n’est pas versée aux suppléants éventuels.

Taux de l’ISSR moins de 10 km : 14.70€

10 à 19 km : 19.11€

20 à 29 km : 23.56€

30 à 39 km : 27.67€

40 à 49 km : 32.86€

50 à 59 km : 38.09€

60 à 80 km : 43.62€

par tranche de 20 km en plus : 6,52 €

Autres indemnités ZEP Elle concerne tous les personnels travaillant en ZEP. A taux plein pour ceux qui y travaillent à temps plein et au prorata pour ceux travaillant à temps partiel ou aux titulaires remplaçants exerçants dans et hors ZEP (taux annuel de 1116.96 €/an au 08/11/05 soit 93,08€/mois). Cette indemnité est versée pour un service effectif dans une école classée ZEP. En cas de congé de maternité, par exemple, elle est suspendue.

SEGPA Les titulaires remplaçants perçoivent l’indemnité spéciale au prorata de la durée du remplacement (prime SEGPA taux annuel 1507.16 € au 08/11/05).

Direction En cas d’intérim de direction pour une durée supérieure à un mois, les intérimaires perçoivent l’indemnité de direction majorée de 50%

Congés et absences

Congé de maladie ordinaire Accordé de droit, il doit être accompagné d’un certificat médical précisant la durée et transmise à l’IEN. Prévenir l’école pour que la demande de remplacement puisse être effectuée. Même procédure en cas de prolongation. Le salaire est versé à taux plein pendant les 3 premiers mois, à moitié les 9 mois suivants (complément MGEN). Il existe aussi des Congés de Longue Maladie ( CLM) et des Congés de Longue Durée (CLD) accordés pour certaines affections et soumis à des textes particuliers.

Garde d’enfant malade Cas assez fréquent... L’autorisation est de droit, à plein traitement, sur présentation d’un certificat médical. Elle peut être accordée au père ou à la mère dans la limite des obligations hebdomadaires de service : semaine de 4 jrs 1/2 : 11demi-journées, semaine de 4 jrs : 9 demi-journées. Cette limite peut-être doublée si le conjoint ne bénéficie pas de ce droit ou si le parent assume seul la charge de l’enfant. Elle peut être portée à 15 jours consécutifs si un seul des conjoints peut en bénéficier par année civile indépendamment du nombre d’enfants.

Maternité (présentation d’un certificat médical) Rétribué à temps plein dans tous les cas. Durée : 16 semaines dont six au plus avant la date présumée de l’accouchement. A partir du troisième enfant, il est de 26 semaines, en cas de jumeaux, 34 semaines et de triplés ou plus, 46 semaines. Au moment de la naissance, dans les 15 jours entourant la naissance, le père peut obtenir un congé de trois jours consécutifs ou non (voir ci-dessous).

Congé de paternité Droit à 3 jours de congé à la naissance de l’enfant. Ces 3 jours doivent être pris dans les 15 jours suivant la naissance, ils sont fractionnables. Le congé de paternité est plus récent. Il est ouvert, de droit, à l’occasion de la naissance ou de l’adoption d’un enfant. Ce congé doit être pris au plus tard dans les quatre mois qui suivent la naissance. Ce congé est d’une durée maximale 11 jours consécutifs (18 jours en cas de naissance multiple). Cette durée n’est pas fractionnable et peut se cumuler avec le congé de 3 jours pour la naissance.

Congé parental Congé sans traitement pour élever un enfant de moins de 3 ans qui peut être accordé au père ou à la mère par période de 6 mois jusqu’au troisième anniversaire de l’enfant. Il peut être accordé pour une adoption et prend fin trois ans après l’arrivée de l’enfant au foyer. Il donne lieu à un avancement dans les échelons pour la moitié du temps du congé.

Formation syndicale Des stages ou demi journées d’information syndicale peuvent être organisés par les syndicats Ils sont ouverts à tous dans la limite de 12 jours par an et par personne pour les stages et deux demi journées pour les informations syndicales.

Disponibilité Congé sans traitement, avec blocage de l’avancement et du poste occupé. Ces années ne sont pas prises en compte pour le calcul de la retraite sauf la disponibilité pour élever un enfant né après le 1/01/04 de moins de 8 ans dans la limite de 3 ans par enfant. Elle est de droit pour suivre un conjoint (mariage ou PACS), élever un enfant de moins de 8 ans, donner des soins à un conjoint, un enfant ou un ascendant à la suite d’un accident ou d’une maladie grave.

Temps Partiel : les titulaires ou stagiaires peuvent demander à travailler à temps partiel. Pour les temps partiels de droit, la demande doit être faite à l’issue du congé de maternité, parental, de paternité ou d’adoption. La demande est accordée par année scolaire. Dans les autres cas, la demande doit être effectuée avant le 31 mars et prend effet au 01/09 suivant. Elle peut être renouvelée jusqu’à 3 fois. C’est l’IA qui accorde les temps partiels et tout refus doit être précédé d’un entretien, motivé par écrit de manière claire et précise. Temps partiels pour raisons familiales : à chaque naissance jusqu’au troisième anniversaire, à chaque adoption jusqu’à trois ans après l’arrivée de l’enfant, pour donner des soins à un parent malade nécessitant la présence d’une tierce personne. Différentes quotités sont possibles en fonction de la nature de votre demande (de droit ou non) et de l’organisation de votre temps partiel (annualisé ou pas) : de 50% à 80% mais l’inspection académique qui décide des mobilités.

4. Dans notre département

Les commissions paritaires Peut-être avez-vous déjà entendu ce terme et vous demandez-vous encore de quoi il s’agit ? Tous les 3 ans, vous aurez à désigner au cours des élections professionnelles ceux et celles qui vont représenteront au sein des Commissions Administratives Paritaires (CAPD). Paritaires parce qu’y siègent, à parité, représentants du personnel et représentants de l’administration. Cela veut dire que les personnels ont la possibilité de s’exprimer par la voix de leurs représentants pour chaque décision les concernant (affectations, avancement et déroulement de carrière, ouvertures et fermetures de classes, etc). Elle permet aussi d’exercer un droit de contrôle sur ces décisions.

Un peu d’histoire Cette spécificité de la fonction publique, instaurée en 1947, est un acquis important et précieux qui a mis fin à une gestion arbitraire de la carrière des personnels et qui demeure l’objet d’un combat syndical.

CAPD : Commission Administrative Paritaire Départementale. Elle examine tout ce qui concerne les carrières des personnels (affectation, avancement, formation continue...).

CTPD : Commission Technique Paritaire Départementale. Elle traite tout ce qui concerne l’organisation des écoles (gestion des postes, ouvertures et fermetures de classes, répartition des moyens : c’est ce qu’on appelle la carte scolaire). Seuls les représentants du personnel siégeant en CAPD sont élus. L’Inspecteur d’Académie désigne ceux de l’Administration. Lors de l’élection des délégués du personnel, est déterminée la représentativité de chaque syndicat.

Pourquoi se syndiquer au SNUipp Pour la défense des personnels : Le SNUipp avec ses délégués du personnel, intervient dans toutes les instances auprès de tous nos interlocuteurs (IA, IEN, Recteur, Préfet) et gestionnaires (administration), pour l’amélioration de la situation de chacun. Pour la défense de chacun : Le syndicat permet de rencontrer les collègues de son secteur, du département (réunions d’information, débats) pour dialoguer, échanger, élaborer, proposer... Et ne plus se sentir seul en cas de problème ou de difficulté.

Pour la transformation de l’école : Le SNUipp suscite la réflexion, l’avis de la profession et fait des propositions dans toutes les instances. Le SNUipp veut être un acteur des débats éducatifs et pédagogiques au sein de l’école. Il revendique sans cesse les moyens nécessaires pour assurer la prise en compte de tous les élèves (plus de maîtres dans les écoles, travail en petits groupes, abaissement des effectifs par classe, travail en équipe avec le temps suffisant pour la concertation...) Pour imposer nos revendications : Avec la participation du plus grand nombre à l’élaboration des plate-formes revendicatives, à la définition des modalités d’action, le SNUipp organise et appelle à l’action en recherchant l’unité la plus large possible. Pour réfléchir sur les problèmes de société : Le SNUipp a l’ambition de prendre en compte les grands problèmes de société, de construire, avec d’autres, des propositions pour combattre le chômage, l’exclusion, les inégalités, la précarité... Cela demande des moyens, le SNUipp ne vit que des cotisations de ses adhérents.

La CAPD dans le département

Elus du SNUipp dans le 78

Monsieur MESURE Bertrand

Mademoiselle SAINT-AMAUX Servane

Monsieur ANDREOLETY Denis

Madame BRAJEUL Sylvie

Suppléants :

Madame RINGOT Marie-Claude

Monsieur MATEU Aurélien

Monsieur COCHINAL Christophe

Madame DUCHESNE Fabienne

Madame GASPALOU Christiane

Madame LEROY Laëtitia

Monsieur SFARTMAN Jean-Luc

Madame DIANA-BRAS Evelyne

Un délégué du personnel :
- est élu par tout le monde,
- intervient sur les règles,
- intervient sur l’équité et la transparence.

Un délégué du personnel, C’est utile si l’on s’en sert :
- confier vos dossiers,
- demander conseil.

 

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