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8 novembre 2019

Cahiers de Doléances
Formulaire en ligne

Nous vous avions sollicités pour remettre vos doléances au DASEN. Comme prévu, le SNUipp FSU 78 a remis au DASEN ce jour les premiers cahiers de doléances qui nous ont été adressés. Nous nous étions engagés à favoriser ces remontées du terrain. Nous les avons restituées tels que les collègues nous les ont confiés. Nous continuerons à les collecter pour une deuxième remise avant les congés de fin d’année. N’hésitez pas à les envoyer par courriel, courrier ou en ligne ici avec le formulaire suivant ...

Seul ou en équipe, écrivons nos doléances !
Cahiers de Doléances
:

Nous invitons les collègues des Yvelines à participer aux réunions d'information syndicale, le 6 novembre à Plaisir et le 16 novembre à Houilles, le 20 Novembre à Trappes et Mantes La Ville *.

Venez vous informer, échanger sur vos conditions de travail et vos droits.

Le 6 novembre, nous appelons les personnels à aller au rassemblement , à 14h, devant le ministère de l’éducation où se déroulera le CHSCT ministériel appelé à se prononcer sur les enquêtes concernant nos conditions de travail et les suicides d'agent à l' Éducation Nationale.


Semaine Du 14 octobre :

paiement des heures supplémentaires invisibles des enseignants de maternelle (accueil et sortie 30minutes en moyenne par jour, équipes éducatives hors temps scolaire, réunion Rased hors temps, réunion avec mairie et animateur périscolaire, entretien presque quotidien avec les parents, dépouillement éléctions , gestion coop et aller retour vers la banque,visite des représentants de matériel scolaire, organisation fête de l’école, carnaval, expositions, prise de contact avec les bibliothécaires.....)

Mes/Nos doléances :J’aime mon métier et depuis plus de dix ans c’est en éducation prioritaire REP+ que j’exerce mes fonctions de directrice et enseignante du mieux que je peux même si chaque jour je rentre chez moi avec le sentiment de ne pas en avoir assez fait, de ne pas avoir assez bien fait (cf. le mail de relance tendu de l’inspection qui demandait un nième tableau, compte rendu, relevé pour hier....). La reconnaissance est mince et je croule sous la pression, la charge de travail. Dans un milieu sensible et fragilisé j’ai l’impression de porter seule ou presque les jeunes collègues qui débutent et sont désemparées, les familles, les élèves, l’école. J’ai sans cesse l’impression de marcher sur des oeufs et d’être pressée entre mes collègues et ma hiérarchie . Je suis tiraillée entre la direction et ma classe, mes élèves souvent sacrifiés quand je dois en cours de journée sortir de la classe pour gérer une urgence. Je ne compte pas les heures. Je demande à ce que le statut des directeurs soit reconnu et revu. On ne peut pas être partout au risque de ne rien faire correctement. DONNEZ NOUS LES MOYENS DE VOS EXIGENCES ! On n’en peut plus !

Mes/Nos doléances :Je dois toujours acheter mes ramettes, mon imprimante, les cartouches d’encre, avec un salaire qui stagne. Les heures passées pour la classe sont les seules choses qui augmentent.

Mes/Nos doléances : Reconnaître la fonction de directeur par une bonification plus importante pour le mouvement inter ou intra

Mes/Nos doléances :Est-il normal qu’une directrice de 12 classes rentre tous les soirs entre 20h et 21h ? N’est-ce pas la preuve qu’il lui faut une décharge totale ? Qu’on ne vienne pas me dire que je suis super efficace en classe après des journées aussi longues. Et c’’est de pire en pire. Quelle dégradation du métier depuis tant d’années. Il est urgent que les politiques revoient leur copie avant que plus personne ne veuille être enseignant ; Les jeunes se disent tous qu’ils ne pourront pas faire ça toute leur vie car c’est un métier chronophage , épuisant, sans les moyens pour tous.

Mes/Nos doléances :Reconnaitre le statut du directeur, le décharger complètement pour ne plus avoir à se partager entre prendre soin de sa classe ou de son école. La tâche est toujours plus lourde et chronophage que eltemps imparti pour la réaliser et l’indemnité ne compense ni les heures passées, ni la responsabilité engagée.

Mes/Nos doléances : Redonner au métier d’Enseignant ses lettres de noblesses :, à avoir été dévalorisé dans les médias pendant des années avec de fausses informations relayées, à changer de programmes à chaque ministre, coup de vent, à ne pas écouter, entendre, les revendications qui viennent du terrain, à donner les pleins pouvoirs à des parents qui consomment l’Ecole comme notre société de consommation, notre métier n’est plus reconnu, notre autorité est sans cesse remis en cause, notre travail ne cesse d’être comptabilisé, heure par heure au cas ou onne travaillerait pas assez... parce qu’on est des fainéants (c’est comme cela que la société nous voit, notre hiérarchie aussi donc)

Mes/Nos doléances : Je me dis toujours chaque année que si je survis à la première période, il y a des chancespour que je finisse l’année. la charge est lourde pour une direction à 3 classes sans décharge avec une classe de petits de moins en moins autonomes chaque année, en couches, ne parlant pas, ne comprenant pas ce qui leur arrive...

Tout est à faire et à rendre en même temps : mettre à jour la base ONDE pour le 6septembre, remonter les tableaux prévisionnels des 108 h, des APC, établir le CRF et CRA de la coopérative, préparer les réunions de parnets, les conseils de maîtres, de cycle, et bien sûr envoyer les compte-rendu de tout cela à l’IEN, mettre à jour le PPMS, gérer les commandes, les livraisons, les PAI, les PPS, les AVS, les diverses et multiples enquêtes émanant des différents services de la DESDEN, préparer les élections des représentants de parents d’élèves, mettre sous enveloppes, tenir le bureau de vote, remonter les résultats sur ECECA, préparer l’ordre du jour du premier conseil d’école, établir le procès verbal dudit conseil, gérer les personnels de l’école, les realations avec les différents services municipaux pour l’entretien des locaux, prévoir les sorties, animations et différents projets annuels pour l’école, récolter les dons pour la coopérative et bien sûr se déplacer à la banque pour les déposer et gérer le compte, effectuer les exercices PPMS et de sécurité et remonter le compte-rendu ad-hoc, trier le courrier electronique et les inombrables lettres, guides et injonctions diverses émanant de la hièrarchie, établir les déclarations d’accident, les relevés d’incidents, répondre au téléphone, aux collègues, aux parents aux enfants et avec le sourire s’il vous plaît... j’en oublie c’est sûr !,

Mes/Nos doléances : Faire le travail qui me plaisait : enseigner et voir les yeux des enfants qui brillent car tout s’éclaire ! Ne pas faire de la paperasserie (non lue) pour faire plaisir aux supérieurs. Avoir des formations vraiment enrichissantes et non du blabla inapplicable dans sa classe. Etre soutenue par sa hiérarchie.

Mes/Nos doléances : Rentrer le soir en ayant l’impression de n’en faire jamais assez. Voilà comment je résumerai mon désarroi face aux attentes et changements incessants que l’on nous inflige. Tout pour nous conduire à l’épuisement. Heureusement que la médecine du travail est inexistante sinon elle serait comme nous sur les genoux !

Mes/Nos doléances : Pourquoi remplir des tableaux de remontëes d’effectifs alors qu’ONDE donne cette information ?

Mes/Nos doléances : L’école ne doit plus pallier la désertification médicale du mantois, le manque de places dans les structures de soins

Mes/Nos doléances : Je souhaite pouvoir revenir à l’exercice principal de mes missions à savoir enseigner. En effet, depuis la rentrée, mes collègues et moi même subissons un élèves violent dans notre école. Les coups de pied, de poing, griffures etc sont quasi quotidien et jusqu’ici notre hiérarchie ne nous a rien proposé pour nous venir en aide, un accident du travail lié à cet élève est déjà à déplorer parmi le personnel de l’école, nous souhaitons que des mesures soient prises rapidement car nous sommes à bout !

Mes/Nos doléances : Je souhaite que le travail de direction soit reconnu comme un poste à part entière et non plus comme une tâche annexe qui peut être effectuée en plus d’un travail d’enseignant car même avec 8 classes je suis incapable de faire les 2 correctement de front.

Je dois donc choisir entre prendre soin de ma classe ou prendre soin de l’ensemble de l’école. Dans un quartier difficile sans classement REP, je fais primer le bien-être de l’école pour maintenir un climat d’ensemble serein. Cela veut dire que les élèves de ma classe perdent facilement l’équivalent d’une période de classe par an...

La décharge totale est indispensable dès 5 classes au risque de voir des classes sacrifiées ou des écoles qui explosent. En dessous de 5 classes, une décharge est nécessaire pour tous et une décharge totale d’APC également.

Les 36h d’APC devraient être laissés à la discrétion des enseignants qui feront ses heures quoi qu’il arrive !

Mes doléances : Je souhaite pouvoir exercer le métier que j’aime : seulement enseigner aux enfants... Pas toutes ces paperasses administratives, ces formations qui n’en sont plus....

Mes doléances : Je souhaite le retour de mon aide administrative.

Mes/Nos doléances : Moins de charge administrative pour tous les enseignants (ce qui est écrit sur une fiche de demande de concertation RASED est écrit sur un PPRE, est écrit sur un compte rendu de conseil de cycle, est écrit sur un livret scolaire, est écrit sur un compte rendu d’équipe éducative s’il y a, ou PPS s’il y a, ou Gevasco s’il y a, etc.). Il m’est arrivé de rédiger 11 documents pour une élève...

Mes doléances : en tant que directeur , 10h de travail par semaine + les 10h de travail de la classe+ des temps pour la mairie, pour les collègues, pour les parents, pour les animateurs, pour les enfants quand même !! Il serait urgent de revoir les temps de décharge, l’indemnité de direction, la norme NODER. Un dernier point : prôner le respect de l’enseignant auprès de la société, agir pour sa protection quotidienne tant physique que morale.

Mes doléances : Directrice non déchargée, j’aime mon métier, je le fais par passion. Mais je n’ai pas l’impression de le faire correctement. J’ai deux enfants dont un bébé de 5 mois et je suis au travail au minimum 10h par jour et travaille de nouveau au minimum 1h chaque soir. Je retourne à l’école le mercredi (avec mes enfants). Nous sommes à 6 semaines de la rentrée et je suis épuisée. J’enchaîne les réunions GS/CP, Mairie, et on nous dit clairement qu’il est "souhaitable" que nous soyons présents aux réunions école/collège...je ne demande pas mieux. Mais quand ? J’ai l’impression de tout bâcler : la direction, la classe et le temps consacré à mes enfants.

J’aimerais consacrer plus de temps à expliquer mon épuisement mais je n’en ai pas. Je retourne trier les mails de la direction et préparer ma classe.

Mes/Nos doléances : Du temps et des moyens. Marre de fournir son ordi, son primante.Marre de la perte de sens du métier et du travail empêché,

Mes doléances : je souhaite que l’administration reconnaisse ses torts dans le deces de notre collègue Christine Renon.je souhaite que sur les arretés de maladie la mention "imputable au service" puisse être écrite lorsque nous sommes en arrêt pour épuisement

Mes doléances : Toujours plus ! Depuis la rentrée, nous devrions être dédoublés. Nous sommes encore 16 en raison de l’absence d’une collègue non remplacée, depuis 2 mois, pour faire plaisir aux parents avant tout, c’est mieux de perturber 3 classes !

L’année dernière une nouvelle façon de travailler nous a été fortement "conseillée"pour ne pas dire imposée, comme si nous avions le choix ! Des jours soi-disant de repos, mercredis, samedis, dimanches passés à imprimer, plastifier, découper et réfléchir encore à une nouvelle méthode de travail et une autre organisation. Cette année ça recommence.

Nous avons dû accueillir toute l’année les élèves des collègues absents car nous n’avions que 12 élèves, donc nous étions des privilégiés ! A chaque fois, des problèmes de matériel, tables, chaises, espace et j’en passe...Il faut sans cesse improviser et s’adapter.

Cette année encore, dès la rentrée, 4 élèves supplémentaires, une surcharge de préparation et de travail, qui s’ajoute encore au stress et à la pression effectuée par un directeur qui se permet de mal nous parler, comme à des enfants de 2 ans et de nous dire, qu’il ne nous soutiendra pas en cas de problèmes juste parce que nous avions demandé à ce que les enfants des collègues absents soient pris en charge par des remplaçants au lieu d’être répartis systématiquement dans nos classes. Plus le temps de sortir, de se parler entre collègues,15 mn de récréation chrono, c’est censé être suffisant, mais nous n’avons que 2 toilettes pour 4 classes ! Le temps de sortir les enfants, il faut déjà rentrer ! Sans compter toute la paperasse que nous recevons quotidiennement par mails et qui inonde nos "pauses", auxquels il faut répondre toujours dans l’urgence !

Nous n’avons plus de coupure dans notre vie privée ! Sans compter toutes les heures consacrées à recevoir les parents jusque tard le soir, pour réussir à les voir, cela ne compte pas évidemment. Maintenant on nous demande encore de recevoir individuellement ceux-ci pour refaire un autre bilan des évaluations nationales. Mais nous avons bcp de temps octroyé sur les APC ! 5 heures pour tout boucler ! Corrections, remontées des résultats et bien sûr, recevoir chaque parents. J’essaye de faire de mon mieux, comme je l’ai toujours fait, mais là vraiment, trop c’est trop !

Exténuée moralement et physiquement par toutes ces tensions qui s’accumulent et que cela créé au sein de l’école. Mes collègues s’en plaignent aussi, mais bien sûr, on ne dit rien, comme ça vous culpabiliser encore plus et vous vous sentez seule ! Il ne faut surtout pas montrer qu’on est affaiblis par tout cela. De moins en moins motivée par ce métier, car vraiment peu de considération des parents et de notre hiérarchie ! Bien sûr nous les meilleurs, mais on vous en demande toujours plus, réussite demandée 100% en Rép ! Et la réforme des retraites qui vous enfonce encore un peu plus ! Mais il faut tenir coûte que coûte pour ne pas s’absenter pour ne pas en rajouter vis à vis des collègues, et surtout ne rien dire, ne pas se plaindre, car nous avons beaucoup de vacances ! Mais dans quel état moral sommes-nous au début des vacances ? Elles sont nécessaires pour souffler enfin, bien que nous travaillons aussi pendant les vacances !

Que d’heures invisibles non rémunérées, non comptabilisées... Et un salaire toujours aussi peu valorisant pour notre investissement et bien en deçà de la moyenne européenne ! Et, il faudrait remercier le gouvernement pour une généreuse prime annuelle brute de 300€ dont nous n’avons pas vu la couleur ! Quelle honte et quel mépris pour notre travail ! Enseignante en cycle 2 Yvelines

Mes/Nos doléances : Être remplacé lorsqu’on est absents, que les postes au RASED soient pourvus, que les postes de médecins scolaires soient pourvus, que les référents de scolarites soient de vrais partenaires.

Mes doléances : Est-il normal d’avoir des collègues en arrêt maladie NON REMPLACE pendant 2 mois et demi. Ce la fait 6 élèves de plus dans nos classes que nous sommes obligés de laisser dans le couloir car nos classes sont déjà surchargées (29 élèves). Si un élève se blesse qui est responsable ? Nous !!!

Mes/Nos doléances : Nous rencontrons dans mon école plusieurs problèmes avec notre directrice. Malgré 3 rencontres avec notre IEN, le C2A2E, une rencontre avec la psychologue de l’EN et enfin avec l’Inspectrice adjointe de l’IA rien n’a changé. Nous avons l’impression d’être abandonnés par notre hiérarchie qui nous écoute certes mais qui n’agit pas...

Mes doléances : Directrice non déchargée, j’aime mon métier, je le fais par passion. Mais je n’ai pas l’impression de le faire correctement. J’ai deux enfants dont un bébé de 5 mois et je suis au travail au minimum 10h par jour et travaille de nouveau au minimum 1h chaque soir. Je retourne à l’école le mercredi (avec mes enfants).

Nous sommes à 6 semaines de la rentrée et je suis épuisée. J’enchaîne les réunions GS/CP, Mairie, et on nous dit clairement qu’il est "souhaitable" que nous soyons présents aux réunions école/collège...je ne demande pas mieux. Mais quand ? J’ai l’impression de tout bâcler : la direction, la classe et le temps consacré à mes enfants. J’aimerais consacrer plus de temps à expliquer mon épuisement mais je n’en ai pas. Je retourne trier les mails de la direction et préparer ma classe.

Mes/Nos doléances : Le système des décharges est à reconsidérer : pourquoi dans une école rurale, le directeur n’a aucune décharge alors qu’il assure la même charge administrative et qu’il enseigne en général en double voire triple niveaux ???

Mes/Nos doléances : Besoin urgent d’un(e) assistant(e) de direction à plein temps. Dans une école de 12 classes où la directrice n’est déchargée qu’à mi-temps, il nous est impossible ne serait-ce que répondre au téléphone qui sonne en continu, puisque nous sommes tous en classe, et que ses jours de décharge notre directrice est surchargée de travail, et parfois reste jusqu’à 19h voire 20h à l’école. Est-il normal que dans une école, personne ne puisse répondre aux parents ou ouvrir la porte à un élève en retard ? Nos relations avec eux s’en retrouvent fortement dégradées.

Mes/Nos doléances : J’aimerai pouvoir exercer mon travail d’enseignante correctement (33 élèves, c’est bien trop dans une classe) et de directrice (10 jours par an, c’est bien trop peu !).

Mes/Nos doléances : je souhaite une véritable considération de la fonction de direction par une revalorisation de la prime et une décharge à 50% pour tous les collègues de 1 à 5 classes

Mes/Nos doléances : trop de tâches administratives qui empiètent sur le temps de préparation et la vie personnelle au delà du raisonnable

Mes/Nos doléances : une décharge de direction même pour les écoles à moins de 3 classes.

Mes doléances : Ma journée de directrice d’école .

Mon école se compose de 6 classes, 180 élèves, et des difficultés scolaires grandissantes. Je suis déchargée une journée par semaine. Ma journée débute à 7h45. Le téléphone sonne déjà et il y a déjà des messages sur le répondeur. J’arrive tôt en espérant passer un peu de temps dans ma classe mais en vain. 8h20, je suis dans ma classe et j’accueille mes élèves enfin j’essaie car déjà des parents s’accumulent devant ma classe pour des raisons diverses et variées. 8h40, les portes de l’école sont fermées et je vais enfin pouvoir m’occuper de mes élèves. Et non !! des parents en retard à qui il faut rappeler les horaires, les wc bouchés... Mon téléphone portable personnel est devenu mon téléphone professionnel : une photo à envoyer par sms aux services techniques pour notifier l’urgence, n°perso notifié pour le ppms, appels urgents de la mairie ou de l’inspection se font sur mon portable personnel car depuis le départ de l’avs administrative, cela devient impossible de répondre. Le téléphone sonne sans arrêt et je suis aussi enseignante et mes élèves ont besoin de moi pour avancer dans leurs apprentissages Ouf, il est 9h, je vais pouvoir donner du temps à mes élèves. A 11h30, les élèves partent à la cantine ou rentrent chez eux. Et malheureusement encore du retard, parfois jusqu’à midi et le soir au-delà de 17h, j’attends les parents. Pendant le temps du déjeuner, mission ac-versailles, je regarde les messages urgents, je transfère à mes collègues et je donne l’information urgente en direct.

Un repas très rapide car il faut aussi installer les ateliers de l’après-midi pour les élèves.

L’après-midi se déroule tranquillement sauf si… 16h30 : les élèves partent ou pas. Nous attendons tranquillement les parents en retard …Des parents attendent pour avoir des renseignements, se plaindre de manière plus ou moins agressive parfois. De nouveau, je retourne sur ac-versailles et il est bientôt 18h. Ma classe pour le lendemain n’est pas prête. Les documents pour les élections ne sont pas prêts, l’ordre du jour pour le prochain conseil d’école n’est pas fait … Encore et encore de nombreuses choses à faire qui ne peuvent pas attendre le seul jour de décharge de la semaine. Car ce fameux jour de décharge est minuté : point sur les budgets avec la mairie, équipe éducative épineuse qui va durer au moins 2h… Les jours étaient plus doux quand l’avs administrative était là. Personne pour la remplacer si le directeur pendant son temps de déjeuner, son mercredi, ses soirées … Toutes ces choses à faire sans compter la préparation de la classe qui se rajoute, les photos à imprimer et à coller sur les cahiers de réussite …

Nous ne sommes qu’en octobre et je me sens déjà épuisée. Le bénéfice des vacances d’été est bien loin. Comment améliorer le travail des directeurs : augmenter le temps de décharge, oui au retour des avs administratives, alléger le travail du directeur…

Mes doléances : Directrice d’une école de 7 classes ordinaires et d’un dispositif ULIS je souhaite une augmentation du temps de décharge qui est actuellement de 33 %. Cela m’éviterait de revenir travailler sur la direction d’école le weekend systématiquement. Oui car j’utilise mon temps de décharge à gérer les situations d’enfants. Et encore de plus en plus de familles se plaignent que le directeur ne gère pas assez les situations d’élèves des autres classes. Mais il dort quand le directeur ? Il prépare quand ses journées de classe ? Il corrige quand ses cahiers ? il reçoit quand ses propres parents d’élèves ? Il complète quand les différents documents institutionnels ?

Mes doléances : directreurs de 1 à 7 classes déchargés à 50% et au-dessus à 100% (6/10/2019)

Mes doléances : Je tiens par la présente à vous faire part de mon découragement en tant que directeur en ce jour triste où notre collègue Christine Renon est inhumée. Ce courrier marque également ma colère froide envers une Administration centrale qui donne souvent le sentiment de ne pas connaître le déroulement d’une journée d’un directeur d’école et des enseignants qui lui sont adjoints. Ce même courrier n’est pas exhaustif.

Depuis l’arrivée de Base élèves puis de ONDE, les directeurs sont soumis à passer du temps, énormément de temps, à le mettre à jour. Dernièrement, les catégories socio-professionnelles des parents, ces derniers les renseignant de façon très peu précise ou pas, inventant des professions ou pas... Pour mon école, il est évident, par la sociologie connue de tous du quartier, que ces catégories comptent peu de cadres en particulier, l’école ne serait pas dans un quartier recensée politique de la Ville dans le cas contraire. Que de temps passé à renseigner cette base pour quoi ? Je n’ai pas la réponse. Sur ONDE figure la structure de l’école. Pourquoi l’Administration nous la réclame-t-elle alors qu’elle a accès à ONDE ? Je ne parle pas des codes internet des familles pour accéder aux LSU en ligne et pour lesquels le directeur est le gestionnaire, unique gestionnaire. Simplification administrative, où es-tu ? Et les enquêtes diverses et variées… Et les courriels par poignées quotidiennement, courriels en si grand nombre que je ne me rappelle plus de quoi il s’agit bien souvent, courriels que je fais suivre à mes collègues qui se retrouvent très vite avec des boîtes académiques saturées car sous-dimensionnées et non prévues pour recevoir des pièces jointes supérieures à 5/6 Mo.

Le travail des directeurs est épuisant car il y a toujours des soucis, petits ou grands, à régler et qui ne sont pas sur la liste initiale les jours de décharge mais également les jours de classe, décharges insuffisantes voire inexistantes dans certains cas, pour pouvoir gérer sereinement l’école sans être le supérieur sur le papier mais en l’étant aux yeux de tous (parents, élèves, mairie, Administration). De ce fait, nous passons du temps à diriger nos écoles bien au-delà du temps officiel si on est consciencieux (de trop, certainement), en particulier en rentrant chez nous et sans trop savoir ce que nous avons fait ou pas dans la journée. Et que dire des ordres, contre-ordres et autres injonctions venus d’en-haut. Les passages de classe d’avril dernier (d’ailleurs, pourquoi imprimer tant de documents, et souvent perdus par les familles, pour 1 % de maintiens ou de raccourcissements de cycle ?). Un calendrier donné puis modifié mais documents imprimés avec les premières dates données (nb : avec quelques-uns, j’ai été beaucoup trop rapide à le faire donc). Tout à refaire. Énergie dépensée pour rien et papiers et encre utilisés pour rien aussi (idem pour les LSU, numériques officiellement, mais imprimés pour signatures). Malgré cela, j’essaie au quotidien de faire le mieux pour les élèves en premier lieu, pour mes collègues et les parents également et évite de dire « Non, je n’ai pas le temps ».

La solitude du directeur, si entouré soit-il par des collègues bienveillants et compréhensifs, n’est donc pas un vain mot. Seul pour apprécier les situations, seul pour les traiter et toujours dans l’urgence. On nous en demande de plus en plus en nous protégeant rarement. La chanson récente de Gauvain Sers, « Les oubliés », bien que liée à l’école rurale, me fait écho. Lors d’un signalement à la CCIP, nous devons prévenir les parents dudit signalement ou alors, dans le cas contraire, préciser pourquoi les parents n’ont pas été avisés, la raison principale étant souvent le risque de représailles sur l’élève qui aurait parlé à son enseignante d’une chose ou d’une autre. Systématiquement, la CCIP appelle pour demander de prévenir les parents. C’est toujours une chose aisée à effectuer comme chacun peut s’en douter. Pourquoi prévoir par écrit de ne pas prévenir les familles alors qu’il est demandé de le faire à chaque fois oralement ? Le directeur est responsable des réunions, nombreuses, à planifier et à mener, de l’organisation des élections des parents d’élèves au conseil d’école, de rédiger le PPMS car, tout le monde le sait, le directeur est formé en sécurité et capable de prendre les bonnes décisions, surtout face à un homme lourdement armé. Quand on a besoin d’aide, avec les collègues, face à une situation de violence, le C2A2E est saisi et appelle l’école, pour me dire à chaque fois que j’ai fait tout ce qui était possible. Par deux fois, le C2A2E est intervenu sur l’école ces dernières années. Résultat : rien, pas une seule proposition mais l’équipe et moi-même étions des gens formidables !

Les relations avec la Mairie : je dois semble-t-il être disponible tout le temps : j’ai été appelé pendant les dernières vacances d’été sur mon lieu de vacances en train de courir pour valider du mobilier, mercredi matin dernier à mon domicile pour me parler de la fusion, pardon du déplacement de l’école maternelle dans les murs de l’élémentaire, invité à des réunions hors temps scolaire toujours pour la fusion et me faire comprendre son bien-fondé car je n’ai visiblement pas compris… Après tout cela, la Mairie ne veut pas me voir partir. J’ai toujours été loyal envers elle et l’ai même bien souvent sortie de situations complexes, mais cela ne fonctionne que dans un sens visiblement. Au sujet du téléphone, je suis joint sur mon téléphone portable personnel car je n’ai pas de téléphone portable professionnel et ne connais pas de directeur en disposant d’un. Les APC : les élèves subissent un temps supplémentaire en prise pédagogique, souvent des élèves qui ne parviennent déjà pas à rester concentrés sur le temps scolaire et/ou difficultés. Le ministère vante les bienfaits de ces temps et c’est là que je ne comprends plus la logique.

Les évaluations nationales CP et CE1, dont l’utilité pour le quotidien de la classe ne me saute pas aux yeux, prennent un temps fou aux collègues pour la saisie et 5 heures d’exemption d’APC avec élèves leur ont été accordées comme l’année dernière. On supprime donc du temps qui serait bénéfique aux élèves car en petits groupes ( ?). Si on enlève 5 heures de réunion, cela implique que toute l’équipe n’est pas toujours réunie. Quid ? Je ne vois qu’une compensation financière pour les collègues concernés pour éviter de se retrouver avec des classes avec APC et d’autres sans. La suppression de ces temps pour permettre aux collègues d’effectuer leur travail invisible, les corrections et les préparations en particulier, serait une bonne chose.

Équipement : les enseignants doivent acheter leur matériel informatique de préparation et souvent imprimer des documents chez eux. À quand une prime d’équipement ou un PC portable fourni à chacun comme cela est le cas dans toutes les entreprises travaillant avec internet, c’est-à-dire presque toutes ?

Je ne reviens pas sur le téléphone portable professionnel qui n’existe pas.

Les animations pédagogiques : 18 heures de formation issues des 108 heures sont à effectuer. L’an dernier, 6 heures d’entre elles se sont transformées en réunion entre pairs. Pour quel résultat ? Cette année, les directeurs ont dû envoyer un tableau récapitulatif des vœux de chacun (et courir après les collègues) alors que tout figure sur GAIA. Je ne comprends pas cela. Par ailleurs, bon nombre d’animations de cette année ne mentionnaient pas de lieux et dates. Comment se positionner sans savoir cela ? Nous sommes nombreux in fine à nous inscrire en fonction des dates connues et non en fonction des thèmes.

Les promotions : les enseignants ne sont pas vénaux en général mais recherchent un minimum de reconnaissance financière. Les RDVC ont été mis en place depuis maintenant 3 ans. Pour quel résultat et quelle motivation ? Globalement, les accélérations de carrière, en particulier pour l’accès à la hors-classe, n’ont pas lieu puisque l’ancienneté prime largement sur les appréciations et les enseignants au 11ème échelon de la classe normale accèdent très majoritairement à la hors-classe les premiers, c’est-à-dire comme avec l’ancien système de notation. D’après mes calculs, après mon RDVC en février 2018, je devrais pouvoir accéder à la hors-classe en 2022 !

Je crois encore en mon métier mais beaucoup d’illusions se sont envolées. Je réclame de la considération de mon employeur, du temps pour pouvoir effectuer correctement mon métier, une reconnaissance financière (ma fonction de directeur m’autorise, toutes primes confondues, à percevoir 230,45 € bruts par mois, 37,48 € de traitement brut NBI + 182,97 € d’indemnités de sujétions spéciales, en plus de mon salaire de professeur des écoles), de décider quand j’effectue des heures supplémentaires bénévolement, de bénéficier d’une véritable école de la Confiance. (6/10/2019)

Mes doléances : Je souhaite ne pas avoir à douter du soutien de mon ministre (5/10/19)

Mes doléances : Je souhaite que le temps de décharge des directeurs soit considérablement augmenté (6/10/2019)

 

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