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SNUipp-FSU des Yvelines

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14 octobre 2013

CTSD du 3 octobre 2013

Compte rendu de la Commission Technique s’occupant de la carte scolaire et informations diverses (rythmes, direction, moins de 3 ans, ASH, commissions cycle 3, consultation programmes,...)

Déclaration du SNUIPP-FSU78 au CTSD : voir ci-dessous.

Réponse du DASEN :

Le bilan de rentrée ne sera complet que le 10 octobre mais la prévision du rectorat de plus de 879 élèves est un peu inférieure à la réalité. Il y aura donc une légère amélioration du P/E mais qui ne suffira pas au regard des 74 emplois supplémentaires obtenus.

L’utilisation qui devait être faite était :

- 32 pour le plus de maîtres que de classes

- 10 accueil des moins de 3 ans

- 24 pour la hausse démographique

- 8 pour améliorer le taux d’encadrement.

L’utilisation effective :

- 36,25 pour les priorités ministérielles dont 14 pour les moins de 3 ans, en réalité 5,25 emplois étant donné que les dispositifs étaient déjà existants.

- 31 de plus de maîtres que de classes

Le suivi de ce dispositif se fera par regroupements et par visites tout au long de l’année afin de voir ce qui semble faire ses preuves. L’IA Adjointe est en contact avec 2 universitaires afin de monter des formations pour les personnels concernés par le dispositif : formations sur le processus d’apprentissage et sur l’évaluation.

Le dispositif de plus de maîtres que de classes s’inscrit dans l’apprentissage et non pas hors de la classe comme un enseignant du réseau.

Le groupe de pilotage départemental proposera une formation théorique puis une formation basée sur les échanges de pratiques entre les personnels concernés.

Pour la suite, le DASEN pense qu’il faudrait que le dispositif s’inscrive dans le projet d’école et donc puisse être pérenne sur trois ans.

Le choix fait par le ministère d’identifier un certain nombre de postes dans des actions spécifiques au sein des écoles va permettre d’engager une approche qualitative de la carte scolaire. Toutefois, le SNUipp FSU tient à rappeler que les indicateurs de l’école primaire sont au rouge après dix ans de politique de casse du système public ; le taux de scolarisation des 2 ans a baissé partout, y compris en éducation prioritaire, le remplacement ne permet plus d’assurer la continuité du service ni une formation initiale et continue de qualité, les personnels spécialisés ont diminué de 30%. Quant à diminuer le taux d’encadrement, dont toutes les études démontrent le bien fondé, c’est une perspective qui reste hors de portée.

Reste également à confirmer cette approche qualitative ; cela ne sera possible que si les dispositifs mis en place ne sont pas trop éloignés les uns des autres pour que les enseignements à en tirer restent transposables. Le SNUipp a demandé un suivi et un bilan des actions mises en œuvre dans notre département. N’hésitez pas à nous faire remonter vos remarques et les éventuels dysfonctionnements que vous constateriez.

Scolarisation des – de 3 ans :

Le DASEN constate qu’il faut que le département progresse sur le recrutement des deux ans dans certains quartiers. Une évaluation sera faite après les congés de fin d’année et les congés de printemps car de nouvelles arrivées devraient avoir lieu à ces périodes-là. Le DASEN explique que les établissements privés sous contrat, hors contrat, la scolarisation à domicile avec ou sans CNED sont des facteurs à analyser et à prendre en compte par la suite.

La mise en place de dix postes ne doit pas cacher la nécessité de repenser la maternelle et les conditions d’accueil des élèves les plus jeunes. Le SNUipp FSU demande que la prochaine loi redonne toute sa place à une école dont une récente étude de la DEPP a démontré qu’on ne fait pas qu’y faire la sieste ou y changer les couches. Loin de cette caricature, nous revendiquons un projet fort au service de tous les enfants, en particulier ceux de l’éducation prioritaire.

Postes vacants en ASH1 :

Les postes ne sont pas couverts par les personnels. Cela permet au DASEN de récupérer ces 19 postes non occupés pour renforcer les moyens mis à disposition de la rentrée.

La question des Rased devient une priorité. Sans perspective ni visibilité, les personnels spécialisés ne savent plus où ils vont et les conditions d’exercice et de formation se dégradent. Il est urgent que le ministère avance sur cette question.

Préparation de rentrée :

Le DASEN se félicite du travail des services et des partenaires extérieurs concernant les conditions de rentrée. Il continuera de faire des remplacements sa priorité et défendra les Yvelines au niveau académique en ce sens.

Rythmes scolaires :

Les maires doivent renvoyer les emplois du temps décidés au plus tard pour le 10 décembre. Si le DASEN n’a rien à cette date, il renverra un courrier au maire pour leur donner les horaires à appliquer. Ce format sera décidé en concertation avec le groupe de suivi de pilotage départemental. Une plateforme sur l’emploi et la formation des animateurs sera mise en place et un contenu de formations possibles sera proposé par la DSDEN.

Le comité de suivi a mis en évidence la nécessité absolue d’associer tous les partenaires de l’école afin d’arriver à un projet partagé. Le SNUipp FSU continue à demander que les conseils d’école soient associés à la décision et qu’une réécriture du décret permette de lever les obstacles constatés à l’évolution de l’école.

Aide administrative à la direction :

L’objectif est de 350 écoles aidées, les conditions de recrutement de pôle emploi sont en cours de révision afin que certains IEN et directeurs volontaires participent aux entretiens et que ce travail ne soit pas supporté par les directeurs.

Pour le SNUipp FSU, la question de la direction ne peut se résoudre à la mise en œuvre de contrats précaires qui répondent mal au besoin des directeurs en aides administratives pérennes. D’autant plus que les dotations, tout gouvernements confondus, restent trop liées aux aléas de la courbe du chômage alors que les besoins sont au quotidien.

Commission cycle CM/6e :

Les animateurs de bassin vont constituer des commissions de bassin école/collège co pilotées par un IEN choisi parmi ses pairs et un principal. Ces commissions devront définir le contenu, la fréquence, la composition et le moment des réunions de l’année prochaine.

L’IA adjoint au second degré est en charge de ce dossier. Un bilan des commissions de liaison précédentes va être fait afin d’établir un cadrage départemental pour l’année prochaine.

Pour le SNUipp FSU, la question de la vie de ces commissions est primordiale. Elles ne peuvent être une enième courroie de transmission de la commande institutionnelle.

Consultation programmes 2008 :

Les 6h doivent être prises sur 3h de travail d’équipe (dite forfaitaire) pour celles concernant le bilan des programmes de 2008 et sur 3h d’animation pédagogique pour celles concernant les nouveaux programmes. Un rappel sera fait en ce sens aux circonscriptions.

Le SNUipp FSU sera attentif à ce que la consultation de la profession soit une vraie écoute et que le Conseil supérieur des programmes prenne toute la dimension des écoles primaire et maternelle, de leurs objectifs et de leurs spécificités.

Recrutement infirmières scolaires :

Certaines mairies qui employaient des infirmières mises à disposition des écoles vont arrêter. Cinq médecins scolaires en formation en alternance cette année dans le département seront absents une partie de l’année.

Nous sommes intervenus sur la situation d’une UPE 2A. Pour les autres situations cartes scolaires merci de nous contacter.

Cliquer ICI pour télécharger la déclaration préalable faite par le SNUipp-FSU 78

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Déclaration SNUipp-FSU

CTSD 1er degré des Yvelines

3 octobre 2013

Monsieur le Directeur académique, Mesdames, Messieurs,

Ce CTSD se situe dans un contexte particulier. C’est la première rentrée après une dizaine d’années de dégradation du système éducatif ; les moyens de remplacement ont été laminés, les réseaux d’aides amputés de 30% de leurs moyens, la formation a été réduite à une dimension caricaturale de « compagnonnage », le recours à la précarité continué.

Les programmes de 2008, élaborés dans l’opacité, ont été décriés par la plupart des scientifiques et les moyens mis pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap ont plus servi à diminuer les statistiques du chômage qu’à permettre une aide de qualité aux élèves les plus en difficulté. Quant à la direction d’école, les évolutions se sont inscrites dans une conception caporaliste de l’école et les péripéties budgétaires du moment. Il n’y avait qu’un objectif : diminuer le coût de l’éducation quel qu’en soit le prix et cela a été plutôt réussi si on en croit les différentes enquêtes de l’OCDE. Dans le même temps, les enseignants français sont ceux qui ont subi la plus forte baisse de pouvoir d’achat des pays industrialisés et nous avons été dénigrés comme jamais.

Le gouvernement actuel a souhaité marquer une rupture avec ces pratiques anciennes en lançant un chantier de refondation de l’école. Mais la casse précédente a laissé des traces et si notre département a obtenu une hausse significative de ses moyens, cela ne vous permet pas, monsieur le Directeur académique, d’effacer les pertes subies, d’autant plus que les effectifs d’élèves sont en augmentation depuis plusieurs années.

Notre P/E ne progressera que sur sa troisième décimale, ce qui est loin de correspondre aux ambitions que nous estimons nécessaires pour le premier degré.

Quant à améliorer la situation qualitative, cela n’est possible qu’à la marge, au travers du plus de maîtres que de classes et l’accueil des deux ans. Enfin, la situation du remplacement reste extrêmement critique et les réseaux restent sinistrés.

Nous restons également opposés à l’augmentation des moyens précaires mis à disposition des écoles qui ne remplacent pas notre revendication de création de moyens administratifs pérennes.

Par contre, nous approuvons la volonté de remettre en forme une formation initiale significative, la transformation des AED en CDI pérennes pour l’accompagnement des enfants en situation de handicap, le souhait d’organiser une construction des programmes transparente ainsi que la volonté d’ouvrir le chantier de la direction d’école. La mise en place de l’ISOE et l’évolution des obligations de service des enseignants reconnaissent enfin le travail invisible de notre profession.

Reste le problème des salaires et nous ne pouvons nous satisfaire du gel du point d’indice qu’un accès augmenté à la hors classe ne compense qu’imparfaitement.

Le ministre de l’Education Nationale a également souhaité enclencher une réforme des rythmes scolaires. Malgré les mises en garde de la profession, des collectivités locales et du SNUipp-FSU, le passage en force pour 2013 a été un échec et fragilise d’autant toute avancée sur ce dossier où nous revendiquions une évolution depuis la mise en place des quatre jours. Le mélange du péri scolaire et du scolaire, la complexité de la réforme accompagnée d’un transfert de charges sur des collectivités fragilisées par des dotations diminuées, ont entraîné au mieux des aménagements sans souffle ni ambition, au pire désorganisation et crispation dans des écoles qui ont eu leur lot ces dernières années.

Loin d’apporter l’apaisement et l’amélioration des conditions de travail dans les écoles, cette réforme allume des tensions dans la communauté éducative sans donner la garantie que les ambitions affichées se réalisent. Il devient urgent de donner des signes d’apaisement. Une réécriture du décret doit s’amorcer, prenant en compte les obstacles que le SNUipp-FSU avaient anticipés et que la mise en œuvre fait émerger.

 

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