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15 octobre 2012

Refondation : les grandes lignes de la négociation

Vincent Peillon a présenté au Conseil supérieur de l’éducation les grandes lignes de la future loi d’orientation et de programmation sur l’éducation. Mais qu’en sera-t-il des axes concrets de la négociation ? Réponse lundi.

Aboutir rapidement en prenant le temps de la négociation... Cette équation est un défi que Vincent Peillon, accompagné par la ministre déléguée à la réussite éducative George Pau-Langevin, a exposé ce jeudi 11 octobre au Conseil supérieur de l’éducation. Il s’adressait en séance extraordinaire à l’ensemble de la communauté éducative. Le projet de loi devra être soumis à la représentation nationale début janvier 2013. Auparavant toutes les étapes institutionnelles devront être franchies - CESE, Conseil d’Etat- sans compter les instances ministérielles et interministérielles jusqu’au Conseil des ministres en décembre. Au final la première copie devra donc être écrite début novembre.

Entrée dans le vif du sujet

De fait, une certaine urgence pourrait présider à l’écriture du projet de loi, le gouvernement et la présidence ayant fait de l’Éducation un enjeu emblématique du quinquennat. Vincent Peillon a pourtant relativisé : «  l’application de la loi comptera beaucoup plus que la démonstration législative ! ». Tout en reconnaissant qu’« aujourd’hui ce qui pèse le plus, c’est le scepticisme », il s’est engagé à accompagner les réformes, « contrairement à certains de ses prédécesseurs », et a rappelé les moyens déjà redonnés à l’Éducation nationale. Reste à travailler sur des orientations concrètes. Un marathon s’annonce donc, qui commencera dès lundi 15 octobre avec les organisations représentatives des personnels : «  j’écouterai leur point de vue, je ne demande pas leur accord, il y aura des négociations sur des aspects statutaires ». Sauf que pour l’heure, contrairement aux attentes des participants, les axes de négociation n’ont pas été clairement définis. Pour le SNUIpp-FSU, il est hors de question que ces débats fassent l’impasse sur les personnels : ils ont leur mot à dire. L’enquête qu’il a largement diffusée doit contribuer à le faire savoir. Aussi est-il urgent de faire remonter les questionnaires aux sections départementales ou directement à l’institut Harris comme indiqué sur les formulaires. A côté de cela, le ministre écoutera aussi les collectivités territoriales, les mouvements d’éducation populaire, les parents d’élèves, les délégués de la vie lycéenne et des étudiants, en même temps qu’un travail interministériel sera mené. Car de fait, des thèmes comme la formation des enseignants ou les rythmes s’insèrent dans d’autres champs comme l’enseignement supérieur ou les territoires

Les grandes lignes sont tracées

La mise en œuvre rapide des premières mesures impose d’y travailler en même temps que la loi s’écrit. Dès la prochaine rentrée la « priorité au primaire » se concrétisera avec « l’accueil des petits à la maternelle, d’abord dans les territoires où il y en a le plus besoin » et une réflexion sur le « plus de maître que de classe » avec ce que cela implique en terme de formation et de modalités. Les Écoles supérieures pour le professorat et l’éducation (ESPE), «  le vrai enjeu de la réforme » devront être aussi opérationnelles : moyens, contenus, responsabilité de l’éducation nationale dans la professionnalisation... Les nouveaux rythmes sur la base des 4,5 jours comprennent une réorganisation de la journée de classe avec des engagements plus larges : « nous prendrons nos responsabilités et il faut que les autres prennent les leurs » a insisté le ministre. Celui-ci attend aussi des évolutions rapides « liées à la pédagogie » comme les devoirs à organiser dans l’école ou sur les évaluations des élèves. Au détour il a signalé son intention de reprendre le dossier sur l’évaluation des enseignants dès cette année. La nécessité d’une formation continue à reconstruire est restée sans réponse.

D’autres sujets pour la mandature

Ces premières réformes pour septembre 2013 seront suivies d’autres évolutions, jusqu’en 2017, grâce à des outils dont le ministère espère bien se doter dans la loi. D’un côté un conseil des programmes pour revoir les contenus, leur cohérence tout au long du parcours scolaire, l’articulation socle et programme, le LPC... De l’autre un système d’évaluation qui soit un vrai instrument de pilotage indépendant. Pour le ministre, il faut aussi se projeter sur le lycée ou encore le métier d’enseignant. Avec une urgence certaine pour le primaire qui va se trouver percuté par les prochaines mesures. Il se dit conscient de la nécessité de réhabiliter les relations des enseignants avec l’administration.

Une autre grande ambition porte sur la constitution d’un véritable service public du numérique. Le ministre trouve « inacceptable que nous ne puissions pas utiliser les ressources numériques pour former et intéresser nos élèves ». Un plan numérique complet est en préparation : faire que toutes les écoles soient sous très haut débit (financement par la Caisse des dépôts et consignations), former les professeurs à ces pédagogies, avoir une propre production de logiciels, aider les innovations, créer un intranet dans l’éducation, proposer des formations, s’engager dans l’aide aux devoirs (à l’encontre des officines privées).

Quant à l’éducation prioritaire, le sujet a été évoqué en toute fin : les actuels labels seront supprimés tandis que le zonage doit être revu dans le cadre de la politique de la ville.

Autre grand chantier enfin : l’orientation et l’accompagnement doivent mieux se faire. Les « victimes sont toujours les plus modestes ». Mais il ne s’agit pas de mettre l’orientation à l’extérieur de l’école. «  Les copsy resteront dans un cadre national, mais nous aurons à travailler avec les régions » notamment pour les décrocheurs. «  L’insertion professionnelle, c’est aussi une de nos responsabilités ».

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